Drip drip drop

Drip, drip, drop
Little April shower
Beating a tune
As you fall all around

L'Yerres, pluie - Georges Caillebotte

L’Yerres, pluie – Georges Caillebotte

Drip, drip, drop
Little April shower
What can compare
To your beautiful sound

Drip, drip, drop
When the sky is cloudy
Your pretty music
Can brighten the day

Drip, drip, drop
When the sun says howdy
You say goodbye right away

Drip, drip drop
Little April shower
Beating a tune
Ev’rywhere that you fall

Drip, drip drop
Little April shower
I’m getting wet
And I don’t care at all

Drip, drop, drip, drop
I’ll never be afraid
Of a good little
Gay little
April serenade

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MON rêve familier

Edward Hopper- Summer Interior

Je fais souvent ce rêve étrange et déchirant

D’une femme inconnue que tu aimes et qui t’aime

Et qui est chaque fois exactement la même,

Toujours cette même Autre, et t’aime et veut te prendre.

Ainsi elle te prend, et mon coeur transpercé

Pour moi seule demeure un problème

Pour moi seule, et les moiteurs de mon front blême,

Que toi seul savais rafraîchir, et maintenant ?

Est-elle belle, bonne ou douce ? Je l’ignore.

Son nom ? Je le devine, je le tords, je le mords,

Comme le tien, mon Aimé, puisque tu t’exilas.

Mon regard est pareil au regard des statues,

Et dans ma voix, palimpseste et esclave,

Sonne la déraison des voix de celles que l’on tue.

Giono, de la délectation des mots

Perfection rare de l’écriture… Jugez vous même

« L’orage tourna et il fut emporté vers les fonds du sud, et il se mit à rouler dans les échos lointains en écrasant les plaines marâichères dont, d’un coup, fuma l’odeur des légumes. On le voyait s’en aller là-bas au loin. Il roula sur des collines et dans des bois de pins. Vint une odeur de résine. Enfin il s’enfonça en bouillonnant dans une gorge au fin fond de la vallée. Il ne faisait plus qu’un bruit retentissant mais léger comme le cours d’un char vide sur les chemins pi. Le vent fit encore deux ou trois pas puis il s’étendit dans l’herbe et ses longs membres silencieux couchèrent l’herbe et il resta là, sans force et tout doré, tout de suite endormi, avec à peine la respiration paisible d’un beau travailleur qui se repose en soupirant. »

Jean Giono devant son jas ( assonance même dans la légende !)

 

Luxuriance

La luxuriance, ça m’inspire. Le mot lui-même déjà sonne exotique, mystique et mystérieux. Il foisonne de lettres improbables comme le mois de juin déborde de graminée, de grappes de fleurs d’aubépine et de marronnier. J’aime les hautes herbes sur les bas-côté qui font des routes nationales comme de petits sentiers taillés dans la brousse à la machette. J’aime les haies touffues d’arbustes qui se courbent et forment un ciel de lit pour les chemins herbus. Les artistes qui chantent, peignent, écrivent la luxuriance sont mes chouchous

Douanier Rousseau

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la luxuriance des mots… Un bijou

mon deuxième préféré de Zola

Ophelia – Millais / Fondateur des pré-raphaélites

17/06

When I was 5 years old, my mom told me that happiness was the key to life. When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up. I wrote down « happy »; they told me I didn’t understand the assignment. I told them they didn’t understand life.   John Lennon

Ma palette

Du beau bleu de ses yeux qu’on m’annonce éphemère

Du blanc bleuté du lait qui fait de moi sa mère

Du jaune bouton d’or qui repousse mes frontières

Du nacré de ses ongles qui m’agrippent aux viscères

Du rose de ses joues qui devient mon repaire

j’ai fait ma palette

 

Du goût salé des larmes j’ai le ventre qui hurle

De la chaleur du souffle j’ai l’espoir qui renaît

De l’odeur de l’amour je me repais en paix

De ses balbutiements moi

j’ai fait des chansons

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photo: Lynsey Stone

 

 

 

 

My masterpiece

Here I am ! Me revoilà après plus d’un an, le temps qu’il m’a fallu pour créer ma première oeuvre, après moultes tergiversations. Elle est splendide et elle m’inspire, alors je suis de retour. Pour combien de temps ? Nobody knows. En attendant, voici quelques unes des pensées qui m’habitent.

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