Giono, de la délectation des mots

Perfection rare de l’écriture… Jugez vous même

« L’orage tourna et il fut emporté vers les fonds du sud, et il se mit à rouler dans les échos lointains en écrasant les plaines marâichères dont, d’un coup, fuma l’odeur des légumes. On le voyait s’en aller là-bas au loin. Il roula sur des collines et dans des bois de pins. Vint une odeur de résine. Enfin il s’enfonça en bouillonnant dans une gorge au fin fond de la vallée. Il ne faisait plus qu’un bruit retentissant mais léger comme le cours d’un char vide sur les chemins pi. Le vent fit encore deux ou trois pas puis il s’étendit dans l’herbe et ses longs membres silencieux couchèrent l’herbe et il resta là, sans force et tout doré, tout de suite endormi, avec à peine la respiration paisible d’un beau travailleur qui se repose en soupirant. »

Jean Giono devant son jas ( assonance même dans la légende !)

 

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