MON rêve familier

Edward Hopper- Summer Interior

Je fais souvent ce rêve étrange et déchirant

D’une femme inconnue que tu aimes et qui t’aime

Et qui est chaque fois exactement la même,

Toujours cette même Autre, et t’aime et veut te prendre.

Ainsi elle te prend, et mon coeur transpercé

Pour moi seule demeure un problème

Pour moi seule, et les moiteurs de mon front blême,

Que toi seul savais rafraîchir, et maintenant ?

Est-elle belle, bonne ou douce ? Je l’ignore.

Son nom ? Je le devine, je le tords, je le mords,

Comme le tien, mon Aimé, puisque tu t’exilas.

Mon regard est pareil au regard des statues,

Et dans ma voix, palimpseste et esclave,

Sonne la déraison des voix de celles que l’on tue.

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